Si vous vous demandez si l’assurance vie en SCPI est une bonne idée, la réponse courte est : oui, elle peut l’être, mais cela dépend de vos objectifs, de votre horizon de placement et de votre sensibilité au risque. Et ce n’est pas moi seul qui le dit — les SCPI sont l’une des solutions les plus discutées aujourd’hui parmi les investisseurs long terme, notamment lorsqu’il s’agit de renforcer la performance d’un contrat d’assurance-vie en perte de vitesse.
Pour vous aider à y voir plus clair, je vous propose d’explorer, à travers des témoignages d’épargnants comme vous et moi, les véritables retours d’expérience sur les SCPI en assurance vie.
Des témoignages d’épargnants favorables à l’intégration des SCPI dans leur assurance vie
Fred : « Merci Fred et Patrick ! Il faut tenir compte du rendement et de la revalorisation de la part de SCPI qui n’est pas négligeable ces temps-ci. Les murs de boutiques apparaissent comme les plus porteurs. »
Je partage totalement l’avis de Fred. En tant que conseiller en gestion de patrimoine, j’ai observé ces dernières années que les SCPI investies dans des murs de boutique résistent mieux aux aléas des cycles économiques. Des SCPI comme Immorente ou Buroboutic font partie de mes recommandations depuis longtemps pour des placements à visée patrimoniale.
Patrick : « Nos SCPI ont rempli leur rôle d’amortisseur. Ce type d’actif permet de viser du rendement sans avoir les tracas de l’immobilier locatif. »
Ce point est crucial. Là où la détention en direct d’un immeuble vous expose aux impayés, aux vacances locatives et aux nouvelles règlementations (Loi Climat, DPE…), la SCPI mutualise ces risques. Et si elle est logée dans une assurance vie, vous bénéficiez d’avantages fiscaux intéressants après 8 ans de détention (abattement annuel de 4600 € ou 9200 € pour un couple).
Pourquoi les SCPI séduisent de plus en plus dans un environnement de taux bas
Le rendement des fonds en euros a fortement baissé ces dernières années, flirtant avec les 2% brut (source : ACPR, 2022). Pendant ce temps, certaines SCPI affichaient des rendements allant de 4,5% à 6% nets de frais. Une différence qui pousse à la réflexion.
Stéphanie : « Je n’étais pas très à l’aise à l’idée de sortir de mon fonds en euros. Mais après avoir investi 30% sur des SCPI grâce à mon conseiller, j’ai vu mes revenus complémentaires augmenter de manière significative. »
Comme Stéphanie, de nombreux épargnants choisissent une solution intermédiaire : conserver une partie sécurisée en euros tout en dynamisant leur contrat avec des SCPI à hauteur de 20 à 40%, une répartition recommandée pour équilibrer rendement et sécurité.
Quels contrats assurance vie permettent d’intégrer des SCPI ?
Certains contrats, comme UNEPP MultiSelection Plus, accessible via Oradéa Vie (groupe Société Générale), permettent de loger jusqu’à 75% de supports SCPI. Les SCPI proposées incluent les très sérieuses Immorente, Efimmo, Pierre Plus.
Christian : « J’ai souscrit ce contrat en 2021 avec 50% en Immorente et 25% en Efimmo. En deux ans, la stabilité des revenus et la qualité du support m’ont convaincu d’en transférer encore plus. »
Une spécificité cependant : ces contrats n’autorisent généralement aucun arbitrage sur la partie SCPI pendant les 5 premières années. Pour certains, c’est perçu comme une contrainte, pour d’autres comme un engagement sur la stabilité des revenus.
Points à surveiller avant d’investir dans des SCPI via l’assurance vie
- Frais d’entrée : Entre 5 et 10% pour certaines SCPI. Optez pour des contrats négociés (certains tombent à 1% via des réseaux comme UNEP).
- Disponibilité : Les SCPI sont des produits moins liquides. À éviter si vous avez besoin de liquidités à court terme.
- Fiscalité : En assurance vie, vous ne subirez pas la fiscalité des revenus fonciers. Vous bénéficiez de la fiscalité spécifique à l’assurance vie. Cela offre un véritable levier d’optimisation à long terme.
Mon avis personnel de conseiller, mais aussi d’investisseur
Je le dis souvent à mes clients : dans un environnement de taux bas et de volatilité boursière, la SCPI logée dans l’assurance vie constitue un excellent compromis. Personnellement, j’ai placé 30% de mon contrat sur Immorente et Efimmo il y a 5 ans. J’ai vu un rendement net proche de 5%, stable, régulier, sans aucune vacance ni arbitrage à faire.
Aujourd’hui, cette partie représente non seulement une performance correcte, mais apporte une stabilité, même en période de crise, qui complète merveilleusement bien mes autres investissements plus volatils.
Conclusion : faut-il investir en SCPI via l’assurance vie ?
Les témoignages évoqués confirment ce que je constate au quotidien : les SCPI couplées à l’assurance vie sont un outil puissant de diversification et de rendement. Mais ce n’est pas miraculeux. Il faut choisir les bonnes SCPI, bien négocier les frais, et comprendre les contraintes (liquidité, durée de détention minimale).
Si vous cherchez à dynamiser votre assurance vie, à générer des revenus stables, voire à optimiser votre succession en cas de souscription après 70 ans, cette solution mérite toute votre attention.
Et vous, avez-vous sauté le pas ?